Expérimentation d'un barrage flottant contre les flux d'algues sargasses au Marigot

 
 
Expérimentation d'un barrage flottant contre les flux d'algues sargasses au Marigot

Un an après la pose du barrage flottant dans le port du Marigot par la société RISK, l'expérimentation reprend pour une semaine

Hier, la société RISk a installé dans le port du Marigot, un dispositif de barrage flottant, permettant de dévier les flux d’algues sargasses et faciliter ainsi leur ramassage (en moyenne tous les 2 jours). Ce dispositif, déjà utilisé dans les pays européens souffrant du même type de pollution marine, est en test durant une semaine. La société RISK qui assure cette expérimentation (barrage et ramassage) fait partie des lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) intitulé « Collecte et valorisation des algues sargasses» lancé par l’ADEMEagence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie en 2015.

Il y a un an, le 13 juillet 2016, la société posait le barrage pour la première fois dans la commune du Marigot. Dans le cadre de l'AMI, 2 communes avaient été retenus pour tester le dispositif proposé par la société RISK: le Marigot et le Robert.

Description du dispositf

Le barrage installé dans le port de pêche du Marigot ce lundi 21 août à la même configuration que celui installé l'an passé: d'une longueur de 60m, il est de type Goéland 250 du constructeur RCY groupe BHD. Le barrage est composé de flotteurs en mousse de forme cylindrique qui se prolongent par une jupe lisse en PVC lestée par une chaine. Il est ancré par des chaines de mouillage fixées aux corps morts ou point d’ancrage. Les corps morts en béton ou les points d’ancrages par scellement chimique sont répartis tous les 7 mètres le long du barrage.
 Le barrage peut être enlevé en cas de conditions météorologiques particulières, les ancrages sont alors signalisés par des bouées.

Le principe: les algues glissent le long du barrage sous l’influence des vents pour venir s’accumuler à proximité de l’appontement « plaisanciers ».

Ainsi, la mise en place du barrage doit permettre une collecte plus aisée dans une zone définie et non entre les bateaux du port.

L' Autorisation d’Occupation Temporaire du littoral (pour 6 mois) a été délivrée par la Direction de la Mer de Martinique pour la 3ème fois à la société RISK, afin de permettre l’occupation du domaine public de l’Etat

Rappel du contexte de l'expérimentation

En 2015, l’ADEME a lancé, en Martinique puis en Guadeloupe, un Appel à Manifestation d’Intérêt « collecte et valorisation des algues sargasses».
 Les comités de sélection de ces appels à projets ont permis de désigner les lauréats selon les thématiques suivantes :
 - l'amélioration des outils de surveillance et prévision du phénomène à l'échelle locale.
 - la définition de moyens de collecte adaptés au milieu d'échouage (fonds de baie, plages) sur terre ou en mer : aide sur la réalisation d’essais lors d’échouages afin d’acquérir des données techniques et économiques sur les différentes méthodes.
 - l’identification et la mise en place de modes de valorisation des algues.

En Martinique, 11 projets sont soutenus dans le cadre de l’AMI avec 9 projets de collecte et 2 projets de valorisation par compostage. L’ADEME soutient également d’autres projets hors cadre de l’AMI sur la valorisation des sargasses par épandage agricole, la réalisation d’un réseau de suivi de la qualité de l’air, la prévision des blooms de sargasses.

Pour rappel, le projet global de RISK (Marigot et Robert) est évalué à 242 k€ dont le soutien de l’ADEME représente 70% (169 k€). Le projet comprend l’acquisition du linéaire de barrage et la réalisation d’essais de collecte.
 Les algues collectées seront ensuite évacuées vers le centre de valorisation par compostage, IDEX au Robert.